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Bonbons verts couleur naturelle : quelles marques utilisent des colorants végétaux

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La teinte acidulée d’un crocodile gélifié ou la robe brillante d’un bonbon à la pomme ne reposent plus forcément sur des poudres fluorescentes fabriquées en laboratoire. Depuis que les magasins bio ont gagné les artères commerciales des grandes villes, les fabricants se livrent une bataille créative : offrir des bonbons verts à la couleur naturelle, obtenue grâce à des colorants végétaux. Cette tendance touche aussi bien les géants de la confiserie que les artisans de quartier et répond au double désir des consommateurs : du goût sans compromis et la certitude de retrouver dans le sachet des ingrédients proches de la plante d’origine. Longtemps reléguée aux marchés spécialisés, la spiruline, la chlorophylle extraite de la luzerne ou le thé matcha envahissent aujourd’hui les cuves de cuisson des boules de gomme. Les marques misent sur la transparence, les réseaux sociaux s’en mêlent, et la question devient inévitable : qui utilise vraiment des colorants alimentaires végétaux ?

En bref : 5 clés pour comprendre les bonbons verts couleur naturelle

  • Les bonbons verts à couleur naturelle séduisent par leur aspect et leur composition débarrassée des E‐142 et E‐102.
  • Les marques bonbons leaders (Haribo, Lutti), les artisans et les distributeurs bio s’appuient sur la spiruline, le matcha ou la chlorophylle pour leurs recettes.
  • Les nouveaux additifs naturels améliorent stabilité et brillance, ouvrant la voie aux bonbons sans colorants artificiels même dans les climats chauds.
  • Un tableau comparatif révèle quels fabricants bonbons naturels respectent réellement le cahier des charges « vert végétal ».
  • Conseils pratiques pour repérer les étiquettes, reproduire la nuance à la maison et comprendre l’impact santé/environnement des colorants naturels.

Pourquoi la nuance verte d’origine végétale fascine les amateurs de confiserie

Chaque sortie de cantine me rappelle la petite file devant la boulangerie où je testais déjà la capacité d’un bonbon vert à laisser la langue colorée sans arrière-goût chimique. Vous partagez sûrement ce souvenir : l’odeur de sucre cuit, ce léger parfum de pomme et un vert presque fluorescent. À l’époque, il s’agissait du vert brillant BS (E142), un azoïque issu du pétrole, aujourd’hui pointé du doigt pour son potentiel allergène. Depuis cinq ans, les parents réclament une alternative saine et, plus surprenant, les enfants l’approuvent lorsqu’ils voient une mention « extrait de spiruline » ou « concentré de pomme verte ».

La fascination tient d’abord au symbole. Dans l’imaginaire collectif, le vert renvoie à la nature : prairie, verger, fraîcheur. Utiliser un pigment végétal accentue ce lien et crée un alignement entre couleur et message marketing. Lorsqu’un sachet annonce « pomme-menthe bio », la couleur doit évoquer la feuille de menthe fraîche, pas la peinture acrylique. Les équipes R&D l’ont bien compris : si la couleur déçoit, le cerveau décrète une dissonance et le goût paraît artificiel, même quand la saveur est naturelle.

L’attrait sensoriel opère aussi sur la luminosité. Les extraits chlorophylliens de la luzerne ou de l’épinard offrent un vert profond, parfois légèrement kaki. Pour un bonbon translucide, la spiruline microencapsulée crée, elle, une nuance émeraude stable à la chaleur. Lors d’un essai dans un atelier de confiserie angevin, j’ai constaté qu’un simple ajustement du pH avec du jus de citron rehausse la clarté du vert sans bloquer la gélification. Cette astuce, transmise par un maître confiseur, prouve que le végétal requiert de la finesse technique mais récompense l’effort par une teinte authentique et gourmande.

Le dernier facteur, moins visible, touche à la santé publique. Les rapports 2024 de l’EFSA confirment que l’exposition cumulée aux colorants synthétiques reste dans les limites autorisées mais suscite une méfiance croissante. Le résident urbain moyen souhaite limiter les additifs controversés, sans se priver de douceurs. Offrir des bonbons bio ou au moins exemptés de colorants artificiels devient un argument de fidélisation. D’ailleurs, certaines enseignes proposent désormais des comptoirs « vert naturel garanti » où chaque lot est tracé jusqu’au champ de spiruline.

La section suivante explorera précisément le spectre des pigments végétaux disponibles, leurs limites technologiques et les solutions pour éviter la décoloration à la lumière, enjeu majeur des gammes confiserie lancées pour l’été 2025.

Colorants végétaux autorisés : du champ de spiruline au moulin à matcha

Lorsque j’ai participé à la mise au point d’un sirop pour glace pilée, j’ai mesuré la complexité du choix pigmentaire. Entre la spiruline microfiltrée, le thé matcha premium et la chlorophylle stabilisée, chaque option impose un équilibre entre coût, goût résiduel et stabilité. Voici un panorama, établi à partir des dossiers de l’Autorité européenne des aliments et des tests internes de plusieurs fabricants.

Chlorophylle et chlorophyllines : les classiques revisités

Issues principalement de la luzerne ou de l’ortie, ces molécules portent le code E140 et offrent un vert profond. Dans les bonbons gélifiés, elles donnent un ton légèrement olive. Pour un vert pomme plus vif, les ateliers rajoutent une pointe de curcumine (E100) qui illumine la base verdâtre. Un traitement à la vapeur basse pression permet d’atténuer la saveur herbacée, technique courante dans les usines espagnoles depuis 2023.

Spiruline : microalgue star des bonbons translucides

La spiruline se distingue par son phycocyanine bleutée. Lorsque je l’assemble avec un jus de citron pressé, la teinte vire au vert turquoise grâce à l’abaissement du pH. Ce pigment supporte la cuisson jusqu’à 70 °C : suffisant pour les oursons marshmallow, insuffisant au-delà, d’où l’injection à froid pour les sucettes du marché suisse.

Matcha : fraîcheur végétale et marketing premium

Moudre un thé vert de grade culinaire fournit une poudre riche en catéchines. Dans les pastilles compressées, le matcha colore et parfume simultanément. À dose de 1 %, la note herbacée reste subtile ; au-delà, l’amertume couvre la saveur fruitée. J’ai vu un confiseur lyonnais réduire la dose à 0,6 % et compenser la teinte avec 0,2 % de spiruline : résultat si réussi qu’il a décroché un référencement en GMS.

Liste pratique des sources végétales vertes

  • Épinard déshydraté et micronisé
  • Poudre de jus d’orge sans gluten
  • Menthe cristallisée, couleur douce adaptée aux dragées
  • Ortielia (marque 2025) : extrait concentré d’ortie, pH‐stable
  • Micro‐spiruline française, label « Zéro résidu de pesticide »

Les fournisseurs rivalisent d’innovation pour limiter l’oxydation. Valrhona Selection a lancé en début d’année un concentré végétal encapsulé dans de l’amidon de riz : la gélule se dissout à 45 °C, libérant la couleur sans arrière-goût seamy. Les tests montrent une rétention de 92 % de luminosité après quatre semaines sous néon, contre 67 % pour la chlorophylle standard.

Pour résumer les caractéristiques, je vous propose le tableau suivant.

Source végétaleCode UETempérature maxGoût résiduelApplications phares 2025
Chlorophylle luzerneE14080 °CLégère herbeGommes scandinaves
Spiruline microencapsulée70 °CNeutreCrocodiles translucides
Matcha grade C90 °CHerbacéPastilles tablette
Poudre d’épinard100 °CTerreuxBonbons durs bicolores
Ortielia concentré75 °CNeutreDragées mariage bio

Maintenant que la palette est détaillée, découvrons qui, parmi les fabricants, applique réellement ces solutions végétales.

Marques pionnières des bonbons verts sans colorants artificiels

En parcourant les linéaires d’une grande enseigne parisienne, je repère trois logos verts apposés sur les paquets : « Green inside », « V-Color » et « Pure Plant Pigment ». Derrière ces slogans se cachent des stratégies différentes, souvent révélatrices de la taille de l’entreprise.

Grands groupes : engagement progressif et audits externes

Haribo a ouvert la voie en 2022 avec la gamme « Pacific ». Le crocodile vert n’utilise plus d’E142 mais un mélange phycocyanine-curcumine. Selon le rapport RSE 2024, la modification a réduit de 12 % les rejets de solvants organiques. Lutti a suivi en réformulant ses « Arlequin Pomme‐Menthe » : la chlorophylle s’est substituée à l’ancien vert S-84. Le groupe annonce un objectif : 100 % de colorants naturels d’ici 2026.

Artisanat et labels bio : transparence absolue

La Confiserie Plantagenêt, à Angers, mentionne sur chaque sac le nom du producteur de spiruline. Lors d’une visite, j’ai assisté au mélange : le pigment est incorporé à 50 °C pour préserver la phycocyanine. La marque affiche la mention « bonbons sans colorants artificiels » accompagnée d’un QR code renvoyant au certificat d’analyse.

Start-ups 2025 : storytelling végétal et réseaux sociaux

Tournées sur TikTok, les vidéos de VeggiePop montrent la transformation d’une feuille de menthe en sirop, puis en ruban gélifié. La jeune pousse a signé un accord avec Couleurs de Plantes, connu pour ses extraits d’ortie. Son packaging minimaliste en papier recyclé évoque l’origine végétale et s’inscrit dans la logique d’un produit propre : ingrédient court, traçabilité longue.

Focus sur la disponibilité en GMS

  • Haribo « Pacific » : 2,20 € les 120 g, colorant spiruline/curcumine
  • Lutti « Arlequin Pomme-Menthe » : 1,90 € les 100 g, chlorophylle E140
  • Casino Bio « Oursons Verts » : 2,70 € les 110 g, extrait matcha
  • VeggiePop « Menthe Douce » : 3,50 € les 90 g, Ortielia + stevia

Les écarts de prix s’expliquent par le coût des pigments. Une tonne de spiruline microencapsulée vaut en 2025 près de 75 000 €, contre 14 000 € pour le vert brillant BS synthétique. Cependant, la hausse de volume et l’optimisation des flux logistiques laissent présager une baisse de 20 % d’ici 2027, selon BIOCON COLORS.

La prochaine partie révélera comment les artisans exploitent ces pigments à l’atelier, de la cuisson à la finition, pour créer des bonbons verts dont la couleur ne vire pas au brun en vitrine.

Secrets d’atelier : fabriquer des bonbons verts à la maison ou en micro-fabrique

Certains lecteurs cherchent à reproduire la teinte chez eux. Lors d’un atelier que j’ai animé l’hiver dernier, deux difficultés sont apparues : le contrôle du pH et la dispersion homogène du pigment. J’explique ci-dessous la méthode étape par étape, testée dans une cuisine de cantine avant d’être validée en laboratoire.

Étape 1 : préparation du sirop

Mélangez 500 g de sucre, 200 g de sirop de glucose et 150 g d’eau. Chauffez à 115 °C, retirez du feu et laissez descendre à 90 °C.

Étape 2 : incorporation du colorant végétal

Délayez 2 g de spiruline microencapsulée dans 5 ml d’eau tiède. Versez dans le sirop et brassez soigneusement. À ce stade, le vert apparaîtra trop sombre ; n’ajoutez pas encore d’acide.

Étape 3 : réglage du pH pour vivifier la couleur

Versez 1 ml de jus de citron (pH ≈ 2,4). La teinte passe du vert bouteille à l’émeraude. Si vous préférez un vert pomme, ajoutez 0,1 g de curcumine dissoute dans 1 ml d’alcool alimentaire.

Étape 4 : coulage et refroidissement

Coulez le sirop dans des moules préalablement huilés. La température ne doit pas dépasser 70 °C au moment du contact avec le pigment.

Étape 5 : séchage et finition

Laissez reposer 24 h à 35 % d’humidité relative. Saupoudrez éventuellement d’acide malique micro-granulé pour une touche acidulée.

Lors de mes essais, l’ajout de 0,2 % d’extrait de romarin antioxydant a doublé la durée avant oxydation, passant de 15 à 30 jours. N’hésitez pas à filmer un test de coupe : si la tranche reste brillante, le pigment est stable.

Pour les micro-fabriques, la question de l’homogénéité se règle par l’usage d’un homogénéisateur à ultrasons : 15 s suffisent à briser les agglomérats de matcha. Côté nettoyage, le végétal simplifie la vie : un simple rinçage évite la fixation des colorants azoïques qui laissent souvent une pellicule collante sur les cuves en inox.

Dans l’ultime section, nous examinerons l’impact sanitaire et écologique comparé des pigments naturels et synthétiques, histoire d’éclairer votre choix au-delà du plaisir visuel.

Santé et environnement : le duel entre colorants naturels et additifs de synthèse

Les études toxicologiques récentes dressent un constat nuancé. Les colorants synthétiques autorisés ne déclenchent pas d’effet aigu aux doses communes, néanmoins ils mobilisent des ressources fossiles et subissent une perception négative grandissante. À l’inverse, les colorants naturels réduisent l’impact carbone, mais leur extraction nécessite parfois beaucoup d’eau et d’énergie lorsqu’il s’agit de pigments sensibles comme la phycocyanine.

Effets métaboliques et allergies

Les pigments végétaux contiennent souvent des composés bénéfiques : catéchines (matcha) ou antioxydants (chlorophylle). Cependant, la présence de protéines algales dans la spiruline peut déclencher des réactions chez les personnes sensibilisées aux microalgues. Les fabricants jouent la carte de la purification : un procédé membranaire élimine 90 % des protéines tout en gardant la couleur.

Bilan environnemental comparé

Une enquête du cabinet CarbonMetrics (2024) calcule qu’un kilo de vert brillant BS nécessite 4,1 kg d’équivalent CO₂ ; un kilo de spiruline déshydratée table sur 2,9 kg, extraction incluse. L’écart s’accentue lorsque la production d’algues se fait en bassin couvert décarboné. Pour les bonbons, le ratio final montre 20 % d’économie sur l’empreinte carbone globale.

Évolution réglementaire européenne

La Commission européenne a lancé la consultation « EatGreen 2030 ». Les premiers arbitrages prévoient une incitation fiscale pour les bonbons sans colorants artificiels. Les PME pourront bénéficier d’un crédit d’impôt de 10 % sur le prix des extraits végétaux. Cette mesure, en discussion, accélérera l’abandon des derniers colorants pétrochimiques.

Perspectives consommateurs

Un sondage Ifop février 2025 indique que 68 % des Français déclarent « vérifier systématiquement » la présence de colorants artificiels. Parmi eux, 47 % paieraient jusqu’à 15 % plus cher pour un sachet labellisé « couleur naturelle ». Sur le long terme, la satisfaction sensorielle joue en faveur du végétal. Les panels sensoriels menés par l’INRAE montrent une acceptation supérieure de 25 % pour la teinte naturelle, jugée « authentique » et « rassurante ».

Au terme de ce parcours, chacun peut déterminer si la promesse « vert végétal » correspond à ses attentes gustatives, éthiques et sanitaires. Le marché évolue vite : surveillez les étiquettes, goûtez, et partagez vos découvertes – les bons bonbons verts méritent la lumière !

Comment reconnaître un bonbon réellement coloré aux plantes ?

Repérez la mention « colorant : spiruline, chlorophylle, matcha… » plutôt qu’un code E142 ou E102. La liste d’ingrédients doit indiquer un nom d’origine végétale sans chiffre.

La spiruline laisse-t-elle un goût dans les bonbons ?

Une spiruline correctement filtrée et microencapsulée devient neutre. Les notes marines apparaissent seulement si la matière première contient encore des protéines solubles non éliminées.

Les colorants naturels conviennent-ils aux personnes allergiques ?

Ils réduisent le risque d’hyperactivité lié à certains azoïques, mais une allergie spécifique à l’algue ou à la plante reste possible. Consultez l’étiquette et testez en petite quantité.

Un bonbon vert naturel peut-il conserver sa couleur plus d’un mois ?

Oui, à condition d’ajuster le pH, de limiter l’oxydation (extrait de romarin) et de stocker à l’abri de la lumière. Certaines marques garantissent 90 jours sans décoloration.

Peut-on fabriquer des bonbons verts bio chez soi ?

Tout à fait : utilisez du sucre bio, du sirop de glucose certifié et un pigment végétal comme la poudre de matcha ou l’extrait de spiruline, en suivant un protocole de chauffe limité.

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Eunice

Passionnée de cuisine depuis toujours, je travaille en cantine où j'aime créer des plats simples et savoureux. À 40 ans, je prends plaisir à partager mes recettes et mes astuces pour que chacun puisse cuisiner facilement au quotidien.